Présentation des projets à soutenir

La CRCC de Paris a voulu associer les Commissaires aux comptes aux projets développés par l’Agence des Micro-Projets. Elle répond ainsi à la fois à une demande de plusieurs confrères (suite à la présentation de plusieurs projets réalisés à l’Assemblée Générale du 15 octobre 2007) et à une volonté de faire participer le plus grand nombre de membres de notre profession à la solidarité internationale.

Le site internet de la CRCC de Paris permet à présent de présenter clairement les projets à financer.

MALI : Lutte contre l'exode des jeunes filles du pays Dogons

Association : JEKAFO - 33420 - Naujan et Postiac
Pays d'intervention : MALI
Thématique : alphabétisation, formation et micro-crédit
Financement sollicité : il manque 6050 €

Image Mali Image Mali Image Mali

Voir le diaporama

Image Mali

Le contexte :
En milieu rural, les jeunes filles de 10 à 15 ans partent généralement en ville pour trouver du travail. L’objectif : contribuer au revenu de la famille jusqu’à leur mariage. Dans les faits, elles sont généralement cantonnées à des postes de « petites bonnes ». Travaillant dans des conditions difficiles, elles gagnent un maigre salaire (moins de 7 € mensuels), sont exclues de toute scolarisation ou formation et sont souvent victimes de la vie en milieu urbain (violences domestiques ou sexuelles, grossesses précoces...). Les familles privilégieraient toute solution qui permettrait à ces jeunes filles de gagner de l’argent tout en restant au village.

Le projet :

Ce projet concernent 600 jeunes filles choisies dans 30 villages situés en pays dogon, en plaine ou sur le plateau, et comporte deux volets :

  • un volet formation puisque les jeunes filles bénéficiaires suivent un cours d’alphabétisation et un cours d’initiation à la gestion commerciale,
  • un volet micro-crédit puisqu’une petite somme (46 €) est remise afin quelles développent une activité d’embouche (élevage d’un mouton pour sa revente lors de l’Aïd) ou une activité de petit commerce (revente au détail de produits achetés en gros).

Le remboursement est exigé après dix mois, majoré d’un intérêt de 10 % (un taux bien inférieur à celui généralement pratiqué).

Les atouts du projet :
Une première édition réussie dans 10 villages de la région, l’implication des villageois dans le choix des bénéficiaires et dans la mise en oeuvre du projet, la mobilisation de financements locaux le caractère durable du projet grâce au remboursement des micro-crédits et au paiement des intérêts.

Haut de page

PEROU : Campagne de promotion du droit au nom

Association : PARTAGE SANS FRONTIÈRES – 26270 – Saulce sur Rhône
Pays d'intervention : PEROU
Thématique : droits fondamentaux, accès au droit, à la santé et à l’éducation
Financement sollicité : il manque 4200 €

Image Perou Image Perou Image Perou

Voir le diaporama

Image Perou

Le contexte :
« Un million de personnes sans documents. On estime que plus de 250 000 enfants n'ont pas été enregistrés et sont donc ignorés dans la statistique nationale et ignorés des programmes sociaux malgré le fait que la grande majorité de cette population vit en condition de pauvreté et extrême pauvreté. » (El Comercio – octobre 2006). Les causes principales données par les parents, pour ne pas avoir reconnu l´enfant durant les 30 premiers jours après sa naissance (c’est ensuite payant) : les parents ne disposent pas de leurs propres documents d’identité, craignent de devoir payer une amende élevée s’ils font les démarches trop tard ou pensent que la démarche présente un coût élevé ; certaines mamans espèrent en outre pouvoir faire reconnaître « un jour » son enfant par le papa. Rappelons que la non possession de l'Acte de Naissance pour un enfant :

  • Ne permet pas l’obtention de l'Assurance Intégrale de Santé,
  • Rend impossible l’inscription définitive de l'enfant dans le système scolaire.

Le projet :
Il a pour objectif de permettre à la population enfantine pauvre du district de San Juan de Lurigancho, née entre 1996 et 2006, d'accéder à un acte de naissance, et de par cette acquisition, avoir accès au droit à la santé et l'éducation. Au travers d'une stratégie de travail de porte à porte, avec de jeunes promoteur de la communauté du bidonville, le programme offre aux papas et mamans (en général de familles exclues et peu informées) une information de qualité, ainsi que l'accompagnement et l'appui aux familles dont les enfants sont non reconnus et nés dans le district La Campagne permet par ailleurs de démontrer que lorsque d´une part l´autorité locale (dans notre cas la Municipalité de Lima) et d'autre part la société civile, dans notre cas l'Association Taller de los Niños, s'unissent, les normes et les projets théoriques deviennent réalité et permettent aux enfants de retrouver une reconnaissance légale. Le projet devra permettre l'obtention d'au moins 1.400 actes de naissance d'enfants et d’adolescents. La régularisation de documents d´identités d'au moins 250 mères de familles. (carnet d´identité) Tous les enfants ayant obtenu leur Acte de naissance, seront accompagnés afin d'assurer l'accès à l'Assurance Intégrale de Santé.

Les atouts du projet :
Le projet s’appuie sur :

  • une expérience pilote menée en 2006 qui a permis d´obtenir la signature d'une convention de Coopération avec la Municipalité de Lima,
  • un réseau de partenaires locaux efficaces : le Maire de San Juan de Lurigancho, le Chef du Registre Civil de la Municipalité de Lima, le Registre National d'Identification et Registre Civil Itinérant, le ministère de la Femme et Développement social, l’unité de Gestion Educative Locale San Juan de Lurigancho, le ministère de la Santé.

Haut de page

MALI : Un puits pour Siba

Association : VILLAGES DOGONS - 95360 - Montmagny
Pays d'intervention : MALI
Thématique : eau, activités génératrices de revenus
Financement sollicité : il manque 3500 €

Image Mali Image Mali Image Mali

Voir le diaporama

Image Perou

Le contexte :
Les villageois de Siba ont creusé eux-mêmes un puits traditionnel en contrebas du village. Ce puits n’est pas maçonné et l’eau qui en provient a un mauvais goût qui la rend impropre à la consommation. Tout au long de l’année, femmes et enfants vont donc chercher l’eau potable au puits d’un village voisin, Cynda, qui se trouve à un kilomètre et demi de Siba. Chaque famille a besoin de quatre seaux environ pour sa consommation quotidienne et ce sont donc douze kilomètres qu’il faut parcourir chaque jour pour les obtenir. Par ailleurs, le puits de Siba est peu profond : il fournit de moins en moins d’eau au fil de la saison sèche et tarit complètement en mars. Les villageois doivent alors s’approvisionner, pour tous leurs besoins en eau, au puits de Cynda.

Le projet :
Lors de son assemblée générale du 15/09/06, notre association a décidé de financer la construction d’un puits de 15 mètres de profondeur qui permettra d’alimenter le village en eau potable toute l’année. Les habitants fourniront la main-d’œuvre non qualifiée : six villageois participeront au creusement du puits. Les travaux seront dirigés par M. Moussa KASSOGUE, conducteur de travaux et directeur technique de l’association. Le nouveau puits sera situé à 200 mètres environ du puits traditionnel. Il sera creusé en haut de la parcelle collective cultivée par l’association des femmes du village.

Les atouts du projet :
La construction du puits permettra ainsi aux femmes de reprendre la culture de jardins maraîchers qu’elles avaient dû arrêter il y a quelques années par manque d’eau. Les légumes récoltés sont vendus au marché de Douentza, la ville voisine (à 15 km environ). L’association des femmes projette plusieurs investissements avec l’argent qui sera gagné :

  • l’achat d’un moulin à mil ; les femmes se verront ainsi soulagées de la tâche épuisante du pilage du mil à laquelle elles consacrent plusieurs heures chaque jour,
  • la construction d’une salle d’accouchement (il y a une matrone traditionnelle à Siba),
  • l’achat d’une motopompe pour l’irrigation de la parcelle.

Le nouveau puits bénéficiera également aux hommes qui sont nombreux à pratiquer le jardinage, mais sur des parcelles individuelles. L’extension des cultures maraîchères permettra de limiter l’exode saisonnier. En 2005, année où la récolte du mil avait été particulièrement mauvaise suite à l’invasion des criquets, la moitié des hommes du village étaient partis travailler dans les plantations de canne à sucre de la région de Ségou.

Haut de page