Garder le cap! Ne rien lâcher!
Date : 04 mars 2009
Chères Consœurs, Chers Confrères,
La profession a été soumise depuis trop longtemps maintenant au feu nourri de textes en tout genre, de cotisations et de contraintes qui nous ont imposé et nous imposent encore de gros efforts.
Bien des témoignages nous arrivent en ce moment attestant que l’agacement est patent et qu’un certains nombre d’entre nous se sont posés et se posent la question du maintien de l’activité d’audit dans leur cabinet. Il y en a qui sont passés à l’acte. Et croyez que de signer des demandes de radiation me rend d’une infinie tristesse !
Il n’est pas ici question de m’immiscer dans des réflexions que chacun mène bien entendu comme il l’entend.
Il s’agit pour moi d’apporter mon témoignage et ce qui forge mes convictions. Laisser partir ne serait-ce que ses 3 ou 4 dossiers de Commissariat aux comptes, est et restera un acte d’appauvrissement pour chaque professionnel qui le décidera mais aussi pour la profession dans son ensemble.
La technique d’audit a des vertus intellectuelles et pédagogiques qui nous permettent bien des développements dans d’autres missions. Laisser partir ses quelques mandats, c’est abandonner ce savoir faire, c’est se fermer demain à certains recrutements.
Laisser partir ses quelques dossiers, parce qu’il faut payer 20 € de cotisation au H3C pour chaque dossier et accepter la contrainte du contrôle qualité, c’est appauvrir la profession en terme de poids. Nous ne devons pas accepter que notre profession se réduise en nombre, comme peau de chagrin.
Demain, une fois les choses intégrées dans nos pratiques, notamment grâce aux outils que nous mettons à votre disposition, je reste persuadé que ce sont des gains de productivité importants qui peuvent être engrangés. Ce seront aussi de nouveaux secteurs à auditer, syndicats, hôpitaux, associations de plus en plus nombreuses à obtenir les subventions, fonds de dotations, etc.
Ce seront aussi et sans doute des SAS qui repasseront les seuils et qui devront nommer un commissariat aux comptes… bien entendu quand l’économie repartira. Ce n’est, je l’espère qu’une question de quelques mois.
Ces convictions, je sais pouvoir les partager avec bon nombre d’entre vous. Sinon, vous n’auriez pas été près de 800 aux Salons Hoche à participer hier soir, mardi 3 mars 2009, aux échanges particulièrement fructueux sur l’actualité de la Profession.
Je sais, avec l’ensemble des élus du Conseil Régional, pouvoir compter sur vous et sur l’extraordinaire capacité de chacun à continuer à « surfer » sur ces évolutions, même si elles ont un caractère de figures imposées !
Tout ce qui ne tue pas rend plus fort dit-on…. Alors ne lâchons rien, allons chercher mandat après mandat de nouveaux dossiers et donnons aux décideurs l’image de cette profession riche de ses compétences et de son sens du service aux entreprises et donc à l’économie de notre pays.
Très confraternellement.
