Ne s'use que si l'on ne s'en sert pas!
Date : 23 septembre 2008
A l’inverse de la publicité d’une célèbre marque de piles, il y a certains droits qui ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas !
Le droit de vote en fait incontestablement partie, car la démocratie en effet s’use et s’étiole quand un nombre de plus en plus important de concitoyens s’abstiennent d’utiliser ce qui en constitue le ferment, c'est-à-dire le droit de vote.
La même remarque, bien sûr, s’applique aux élections professionnelles !
Certes, on connait, et on entend déjà les mauvais prétextes de ceux qui se donnent bonne conscience de ne pas effectuer leur devoir électoral.
« Toujours les mêmes, ça sert à rien, tout se décide à Bercy, tout se décide à la Place Vendôme, et plus souvent encore, tout se décide à Bruxelles » constituent les arguments les plus fréquents et les plus fréquentables quand ce n’est pas « tous pourris ou tous des bons à rien » Pourtant, la profession tout d’abord, et les professionnels qui se dévouent dans ces instances ne méritent ni cette indifférence ni cette indignité.
Parce qu’ils se dévouent sans compter, mais aussi et surtout parce que les enjeux des prochaines années sont primordiaux.
Il est devenu banal de lire et d’entendre que la profession comptable vogue vers un univers de plus en plus déréglementé, alors qu’à l’inverse le commissariat aux comptes tend vers une réglementation accrue pour ne pas dire tatillonne et parfois stérile et inefficace !
Comment peser sur notre destin ? Faut-il harmoniser, rapprocher ou fusionner nos institutions ?
Faut-il sacrifier à une fatalité qui ne consiste qu’à parer les coups, quand on les voit venir, plutôt qu’anticiper, planifier, proposer et dans ce dernier mot il y a Oser !
A la tribune d’un récent congrès d’un syndicat professionnel, Hervé NOVELLI exhortait notre profession à faire des propositions très en amont des lois en cours de débat.
Quant à Jean-Paul CHARIE , il nous invitait à nous faire entendre souvent et régulièrement de notre représentation nationale que sont députés et sénateurs !
Il y a longtemps que nous maîtrisons le Savoir et le Savoir-faire, mais pour ce qui est du Faire –Savoir force est de constater qu’il y a encore beaucoup de travail.
Alors, puisque nous sommes du chiffre, soyons en nombre pour le faire savoir !
Oui, il s’agit bien d’un devoir :
Droits et devoirs, deux mots qui sonnent et résonnent comme Science et Conscience ! Alors pour préserver notre indépendance : Votez !
