Une année d’Actu Durabilité : un an de décryptage de la VSME à la VS

18 septembre 2026
Retrouvez votre rendez-vous bi-mensuel pour replonger au cœur d'une année d'évolution de la norme VSME à la VS ! En douze mois, le référentiel a changé de nature : simple standard volontaire publié par l'EFRAG fin 2024, il est devenu le 3 juillet 2026 la norme VS adoptée par la Commission européenne, référence du value chain cap. Retour sur nos quatorze articles qui ont accompagné cette bascule.

Rappelons les fondations : 

Qu'est ce que la norme VSME et quelles  sont les nouvelles missions des commissaires aux comptes ? 
 
 
L'article fondateur de la série : par où commencer quand rien n'est encore en place.
 
 
La base de tout rapport : l'identité formelle de l'entreprise d'un côté, l'inventaire de ses pratiques, politiques et initiatives ESG de l'autre. Appuyé par un outil Excel de l'EFRAG, ce bloc requiert du CAC une vérification de la cohérence, de la complétude et de la traçabilité des informations publiées.
 

Décryptons le référentiel, bloc par bloc : 

 
Facultatif juridiquement, mais socle opérationnel indispensable : sans lui, le reporting reste déclaratif et peu défendable ; avec lui, les PME sécurisent leur démarche et anticipent les futures exigences d'assurance.
 
 
Le passage du qualitatif au quantitatif : convertir factures et relevés physiques en indicateurs normés, exercice délicat pour la PME mais familier au CAC, dont le rôle est de sécuriser la méthode de conversion.
 
 
Après la mesure vient l'engagement : formaliser des objectifs de réduction et la trajectoire pour les atteindre. Le CAC y apprécie la cohérence entre les cibles annoncées, les moyens engagés et les données publiées au titre du B3.
 
 
Un cadre simplifié pour identifier et évaluer risques physiques et de transition, sans modélisation complexe ni quantification financière obligatoire. Le CAC vérifie la réalité et la cohérence de la démarche d'identification.
 
 
Trois sujets réputés abstraits qui reposent sur des données très concrètes : registres réglementaires, coordonnées des sites, relevés de prélèvements. Avec les trois réflexes d'audit à adopter, tout ce qui est à savoir est à lire.
 
Le bloc B7 : Économie circulaire : Éliminer les déchets, faire circuler les matières, régénérer la nature : trois principes qui concernent tous les secteurs, du plastique agricole aux emballages du tertiaire. L'article recense les outils officiels de traçabilité des flux et rappelle le point de vigilance du CAC : un déchet destiné au recyclage n'est pas un déchet effectivement recyclé.
 
Les blocs B8, C5, C6 et C7 : Volet social : Effectifs, taux de rotation, mixité de la direction, droits de l'homme : le volet du référentiel qui recoupe le plus directement la mission légale. Le CAC peut y mutualiser les diligences déjà menées sur le cycle social, en veillant à la stricte application des définitions de la norme.
 
 
Trois indicateurs seulement  : condamnations pour corruption, chiffre d'affaires en secteurs sensibles, mixité des organes de direction mais à forte portée normative. Le CAC y vérifie la cohérence entre procédures formalisées et mise en œuvre réelle, pour détecter tout décalage entre discours et actes : 

Mettons  la norme à l'épreuve : 

 
Plutôt que de commenter la norme, cet article la confronte à un cas réel : le rapport d'un cabinet de conseil et d'expertise comptable européen (1 100 salariés, 150 M€), décrypté module par module. L'exercice tient en douze pages et montre que l'essentiel de l'effort porte sur la maîtrise des scopes 1 et 2, le reste s'appuyant sur des politiques souvent déjà en place.
 
L’article nous présente un cas concret d'application de la VSME dans le secteur industriel, là où les enjeux environnementaux et sociaux sont les plus marqués
L'essentiel se joue hors les murs de l'usine  et le scope 3 pèse 98,5 % des émissions.
 

Suivons la bascule réglementaire : 

 
La Commission a adopté le 3 juillet 2026 la norme VS, qui remplace la VSME et devient la référence du value chain cap, plafonnant les demandes d'informations adressées aux entreprises de moins de 1 000 salariés. L'architecture est conservée, mais le champ s'élargit, la hiérarchisation des données se clarifie et le régime des omissions est mieux encadré.
 
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